l'association
des professionnels de la logistique de la région Rhône-Alpes

Traçabilité des flux logistiques :
un soutien aux processus des entreprises

Un très grand nombre de participants ont assisté, le 21 avril, à la dernière conférence de la saison 2008/2009, en attendant celles proposées à l'occasion du prochain salon SPILOG.

Monsieur Jean-Michel LOUBRY, responsable du département Missions d’Intérêt Général du Pôle Traçabilité de Valence, était sans conteste l’interlocuteur idéal pour nous exposer les différents enjeux, applications, et technologies de traçabilité.

En effet, le Pôle Traçabilité, association par ailleurs membre fondateur du Centre National RFID, est divisé en deux départements :

- Le MIG, Missions d’Intérêt Général, qui se concentre sur la sensibilisation, la communication auprès des entreprises ;
- Les services aux entreprises, qui se caractérisent par une branche conseils et expertises, une activité accompagnement de projets ainsi que des formations dans les entreprises.

Rentrons dans le vif du sujet… qu’est-ce que la traçabilité ? quels en sont les enjeux ?

Il s’agit de l’aptitude à RETROUVER l’historique de la vie de biens, services, personnes, au moyen d’informations enregistrées, à la fois pertinentes, fiables, et sécurisées.

Les entreprises sont conscientes des enjeux de la traçabilité, qui se présente aujourd’hui comme un soutien à la gestion de la supply chain :
- Souhait d’augmenter sa compétitivité ? la traçabilité rentre dans le cadre du système de management de la qualité, améliore la productivité et l’efficacité des entreprises.
- Besoin de plus de sécurité ? les exigences réglementaires sont toujours plus fortes, mais outre les obligations légales, la traçabilité assure la pérennité de l’entreprise notamment en protégeant de la contrefaçon.
- Volonté d’innovation ? par la traçabilité, l’entreprise crée de la valeur, et peut être alors en mesure de proposer de nouveaux services.

Boucle fermée ou boucle ouverte ?

Avant d’investir dans un système complet pour assurer la traçabilité de ces biens, reste à savoir si l’entreprise souhaite travailler en boucle fermée ou boucle ouverte.

La boucle fermée correspond à un usage des informations exclusivement au sein de l’entreprise, alors que la dans une boucle ouverte, les informations de traçabilité sont destinées à être partagées entre les différents acteurs de la supply chain.
Opter pour une boucle ouverte impose de penser «standard» ; les informations seront compréhensibles par tout le monde, le codage sera défini, ainsi que les modes d’enregistrement et de circulation des informations.

Il est essentiel, par ailleurs, de faire cohabiter tous les systèmes d’informations et de gestion, afin d’éliminer les risques de perte de l’information à chaque changement d’état des biens, changement de propriétaire, localisation, …
Le middleware, ou intergiciel, prend alors toute son importance. Il joue le rôle d’intermédiaire entre les différentes applications informatiques (ERP, WMS, CRM, …) et les capteurs de l’information (la couche matériel). Le middleware fait la performance du système, surtout pour du multi sites.

Quelle technologie choisir ?
De la réflexion de l’entreprise sur sa stratégie de traçabilité découle le choix de la technologie et du matériel de capture de l’information :

- Le code barres EAN13 : on y stock relativement peu d’informations, on ne peut définir que le produit et sa provenance.
- Le code matriciel comme le QR code ou le Datamatrix : il permet de stocker un plus grand nombre d’informations, et par ailleurs le code matriciel présente une redondance (même avec quelques points devenus illisibles, l’information peut être lue)
- Les nanoparticules : la miniaturisation des systèmes électroniques permet de fabriquer des systèmes communicants par ondes radio. Miniaturisés, ils peuvent servir dans le domaine médical ou pour le contrôle de la traçabilité de produits, mais aussi dans des applications militaires telles les drones.


- La RFID, l’Identification par radio fréquence : cette technologie est basée sur l’émission de champs électromagnétiques réceptionnés par une antenne couplée à une puce électronique (transpondeur ou tag).
Il existe différents systèmes RFID, et selon celui qui est choisi, on peut écrire, stocker et effacer de l’information sur la puce électronique du tag. Le transfert de données se fait sans contact, et la communication via l’antenne permet également des transferts sans visibilité entre le lecteur et l’étiquette au travers de matériaux opaques à la lumière, et peut s’effectuer simultanément sur plusieurs étiquettes.

Bien d’autres aspects techniques essentiels dans le choix du système de RFID, ou de manière plus globale pour le choix du système de traçabilité, ont été détaillés lors de la conférence, puis le cocktail a été le cadre de très nombreux échanges sur le sujet.

L.V.

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